5 pas vers la liberté

Vivre libre! Comme un enfant.  En se laissant porter… Voilà un souhait que nous faisons tous! Mais comment l’atteindre cette chère liberté? Souvent, nous restons dans l’attente. Nous espérons l’avoir un jour. Ce jour-là, on pourra enfin être heureux!

Mais est-ce vraiment une bonne idée de reporter notre bonheur à plus tard? Est-ce vraiment bénéfique pour nous de vivre avec ce genre d’attente.

La sagesse tibétaine dit « Non. ». Toutes les souffrances prennent racine dans cette tendance à se créer des attentes.

« C’est bien beau, me direz-vous, mais c’est difficile de ne pas avoir d’attentes! » Vous avez raison! Essayer de ne pas avoir d’attentes est un gros défi.

On a des attentes envers soi-même. On en a envers les autres : nos enfants, nos conjoints, nos clients, nos collègues de travail, nos patrons, nos politiciens, etc. On en a même envers la température! On s’épuise à force d’essayer de tout contrôler. Le résultat, c’est qu’on tombe dans le cercle vicieux de la « scrap » mentale: les soucis, les conflits, la résistance et le ressentiment, l’anxiété et la peur.  On n’est plus en contrôle de notre vie.  Notre vie est contrôlée par les effets de notre désir de contrôle.  On éloigne la liberté tant désirée.

Décourageant n’est-ce pas?

Êtes-vous prêt à examiner une autre perspective? Alors allons-y!

Avoir des désirs, des rêves et des buts dans la vie, c’est normal et légitime et ça donne de la motivation pour passer à l’action et du sens à nos actions. C’est quand ça devient des attentes que ça se gâte. Nos désirs, nos rêves et nos buts deviennent des attentes quand on essaie de tout contrôler pour les réaliser.

Avoir des attentes, c’est futile parce que plus on essaie de contrôler, moins on est libre et moins on sent qu’on peut le devenir.  Plus on aimerait que les autres et les circonstances changent, plus on crée de résistance, de stress et de tensions en nous-mêmes et dans nos relations.

Quand on a des attentes, ça veut dire qu’on croit que les autres et la vie doivent répondre à nos besoins. On leur tranfère notre responsabilité de créer notre vie. On leur abandonne notre pouvoir et, en le faisant, on est loin de se sentir libre!

Un bon moyen de sortir de ce cercle vicieux, c’est de lâcher prise progressivement de certains besoins. En voici 5 dont chacun de nous gagne à se libérer pour vivre et laisser vivre, en toute liberté.

#1 Se détacher du besoin d’impressionner les autres – La plupart des gens sont sensibles à l’opinion des autres et ont peur du jugement. Lorsqu’on dépense trop de temps, d’argent et d’énergie à tenter d’impressionner les autres et/ou à chercher à obtenir leur approbation, il n’en reste pas beaucoup pour être SOI et orienter nos efforts vers des voies profitables.  Et si nous osions être authentique? Les gens qui nous côtoient pourraient entrer en relation avec une VRAIE personne ! Et nous attirerions dans notre vie ce que nous voulons plutôt que de gaspiller nos ressources à combattre ce que nous ne voulons pas.

#2 Se détacher du besoin d’avoir raison – Bien sûr, les autres font des erreurs et ont des torts. On aime quand ils l’admettent et s’excusent. Le problème, c’est que souvent, quand on croit qu’une personne a tort, de son côté, elle pense avoir raison.   Le frottement des « egos » nourrit le ressentiment. Lorsqu’on prend conscience que la « réalité » est quelque chose qui varie d’une personne à l’autre, il est plus facile de se libérer du besoin de tenir mordicus à son point de vue. Comment vous sentez-vous à l’idée d’écouter l’autre pour comprendre SA réalité avant de lui démontrer que votre perspective est meilleure que la sienne ? C’est une habileté essentielle en affaires, avec les collègues autant qu’avec nos proches.

#3 Se détacher du besoin de rabaisser les autres pour monter dans notre propre estime – La médisance et le commérage sont des flèches empoisonnées qui laissent des blessures. Ce sont des habitudes qui meublent la conversation et donnent un semblant d’importance à la personne qui parle. Juger les autres est une tentative maladroite de démontrer qu’on est une personne sans reproche. Sous-entendu «En tout cas, moi, je ne suis pas comme ça ! ». Malheureusement, encore trop de gens sont portés à se prêter à ce jeu. Comme notre bonheur et notre prospérité sont intimement  liées à la qualité de nos relations, est-ce bien avisé de construire nos conversations sur le dos des absents ?  Sans compter tout le temps et l’énergie que nous gaspillons  dans la négativité.

#4 Se détacher du besoin de s’accrocher au passé – « Ah ! que c’était mieux avant !… » Le passé, quel endroit sécuritaire où se réfugier ! C’est du connu. Pourtant, comme le disait un ami dernièrement : « Quand nous parlons d’une situation vécue dans notre famille, on dirait que mes frères et sœurs n’ont pas vécu la même chose que moi ! ». Les souvenirs reviennent souvent à travers un miroir déformant parce qu’ils sont teintés de la perspective que chacun avait alors. Même si nos souvenirs étaient parfaitement exacts, nous n’avons pas de machine à reculer dans le temps pour retourner les changer. Pourquoi ne pas admettre que TOUTES nos expériences nous ont enrichis? Chaque situation vécue est une expérience qui a contribué à faire de nous la magnifique personne que nous sommes actuellement. Le bonheur et la prospérité qui vont avec la liberté, c’est dans le moment présent qu’on les ressent. La vie ne nous donne pas ce qu’on veut.  Elle nous donne ce qu’on ressent!

#5 : Se détacher du besoin de voir un résultat rapide – Il est nécessaire et stimulant de se fixer des buts et de travailler à les atteindre. Par contre, lorsque nous oublions que la réussite est un processus, nous avons tendance à forcer et à pousser. Nos buts deviennent alors des attentes. Quel sera l’impact sur notre énergie et sur notre motivation? Il est fort probable que cela occasionne de la fatigue, du découragement et nous amène éventuellement à abandonner nos rêves. Lorsque nous déposons une graine en terre, va-t-elle pousser si nous la déterrons régulièrement pour voir où elle en est? Et lorsque les premières feuilles apparaissent, est-il bien avisé de tirer dessus pour que la jeune plante pousse plus vite?

Que diriez-vous de prendre soin des personnes que vous aimez (incluant vous!), de vos buts et de vos projets comme vous le feriez avec une plante précieuse? Est-ce qu’il vous apparaîtrait plus facile de les laisser pousser à leur propre rythme?

Vouloir contrôler est l’envers de la médaille de vouloir aider. Cela part d’une bonne intention. Malheureusement, ça donne rarement de bons résultats.

Le jour où j’ai pris conscience que je peux aider davantage lorsque je guide que lorsque je contrôle a été un jour libérateur!

Se libérer d’un besoin, c’est travailler dans notre zone de pouvoir. On gagne chaque fois de la légèreté et de la liberté. On devient plus magnétique à la réussite car on récupère du temps et de l’énergie pour s’occuper de nos affaires avec confiance, dynamisme et efficacité. Avancer vers nos buts et réaliser nos rêves se fait alors plus rapidement et avec moins de frustration et de souffrances.

À votre succès et votre liberté!

Aline Tardif, Coach et formatrice
Amplificatrice de votre puissance

PS Un des domaines où il se peut que vous viviez de la frustration parce que vous n’arrivez pas à vous sentir libre, c’est vos finances.  Besoin d’aide? Il me fera plaisir de vous aider à ce sujet 

3 Comments

  1. baghdadzouggar sur septembre 12, 2016 à 2:44

    Merci Aline !
    J’ai lu et relu les  » 5 pas vers la liberté », et je me suis rendu compte que dans ma vie je faisais exactement le contraire de ce que vous présentez . Je me rend compte maintenant à quel point les autres se fichaient pas mal de ce que je voulais être.Pourtant c’est pas si mal ce qu’il y a lieu de faire. désormais je vais m’astreindre à appliquer à la lettre ce que vous proposez et me remettre en cause à chaque fois. Encore une fois merci .

    • Aline sur septembre 12, 2016 à 2:56

      Je suis heureuse que vous ayez le goût de mettre ces conseils en pratique. Je suis certaine que cela va avoir un impact très positif sur la qualité de vos relations. Pour que ce soit plus motivant à essayer, je changerais juste une petite chose. Je vous propose de dire « je vais m’amuser à appliquer à la lettre » au lieu de « m’astreindre ». C’est plus joyeux et plus motivant. Bonne expérimentation!

      Aline

  2. Andrew sur mai 11, 2017 à 11:29

    « Se détacher du besoin de voir un résultat rapide’; en voici une vérité que la plupart ignore. Devant le besoin ; on n’a souvent pas le temps de penser par exemple à se former ou même d’attendre qu’un investissement porte graduellement du fruit. On veut du rapide et ‘speed » qui conduit souvent dans le mur. Merci Aline pour cette leçon que tu me donnes.

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