Comment exprimer de la compassion?

Le mot compassion vient du latin « cum patior » et cela signifie « je souffre avec». La compassion ouvre notre cœur. Elle nous rend empathique à l’autre. Dès que nous percevons la souffrance d’une personne que nous aimons, nous ressentons naturellement un élan pour atténuer cette souffrance.

Pour un moment, nous vibrons sur la même longueur d’onde émotive que l’autre. Ainsi, nous pouvons affirmer que la compassion, c’est de l’amour. Et lorsqu’une personne que nous aimons souffre, elle a grand besoin de notre amour.

 

Comment lui manifester notre amour d’une manière qui soulagera sa souffrance au lieu de la nourrir ou de l’augmenter?

Est-ce qu’il faut porter sur nous sa douleur? Je crois que cela ne ferait que multiplier la douleur par deux.

Nous avons notre propre réaction émotionnelle à l’émotion de l’autre. Notre responsabilité est d’accueillir notre réaction, d’en prendre la responsabilité et de l’assumer. Lorsque nous le faisons, nous nous occupons de nos affaires. En assumant que nos émotions c’est notre responsabilité, nous n’avons plus besoin de projeter sur l’autre nos propres souffrances. Alors, l’empathie que nous ressentons face à l’émotion ou à la douleur de l’autre peut s’exprimer sainement.

La compassion n’est pas de souffrir pour l’autre, ni de souffrir avec l’autre. Il n’est pas approprié de porter sur nos épaules la souffrance ou la douleur des autres, même, et je dirais surtout, avec une personne que nous aimons énormément. C’est une perte d’énergie qui ne diminue pas sa souffrance et qui conduit aux obligations et au marchandage : « Je t’ai soutenu quand ça n’allait pas, tu dois me soutenir à ton tour, sinon… »  « Après tout ce que j’ai fait pour toi, je mérite mieux que ça! » Est-ce vraiment de l’amour tout cela?

 

La compassion c’est de vibrer d’amour pour la personne qui souffre et lui offrir notre présence aimante. Cela implique de voir et de ressentir la force, la beauté, la lumière, la puissance de cette personne, avec elle et pour elle, pendant ce moment où elle est submergée par la douleur.  Ainsi, cette douleur pourra se dissoudre.

Ce genre de compassion nous empêche de tomber dans la pitié ou l’apitoiement. C’est ce dont la personne qui souffre a le moins besoin! Cela la ramènerait dans une dynamique d’impuissance. Une personne éprouvée n’a pas besoin qu’on la considère « victime ». Elle a besoin de notre bienveillance, de notre tendresse et de notre respect.

 

Mon but dans la vie est de vous aider à amplifier votre puissance en vous partageant des outils pratiques et faciles à utiliser.

Voici donc un processus simple, les Questions de l’ELFE, que j’ai découvert il y a longtemps et qui me rend bien service lorsque je dois passer rapidement en mode compassion sans apitoiement.

L’ELFE est une sorte de fée qui peut transformer la douleur en un instant magique où la personne affligée se sent reconnue et comprise.

E pour Émotion-s « Comment tu vas? Comment tu te sens en ce moment? »

L pour Le plus grand défi : « Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile dans cette situation? »

F pour Faire face : « Qu’est-ce qui t’aide le plus à passer au travers de cette situation?» (ou à y faire face)

E pour Empathie : Le silence ou un sourire respectueux peuvent manifester votre empathie.

Vous pouvez aussi exprimer ce que vous éprouvez en l’écoutant, et, si vous le jugez approprié, lui demander comment vous pouvez l’aider.

Les deux premières questions vous permettent de reconnaître sa douleur. La troisième la reconnecte respectueusement avec sa force et sa puissance. L’ensemble manifeste votre compassion.

 

Et si les gens avaient juste besoin d’être écoutés et reconnus dans ce qu’ils vivent pour sentir qu’on les aime?

Avec amour,

Aline

 

PS Je lirai avec plaisir vos commentaires sur ce que l’expression de la compassion éveille en vous
et je vous remercie pour tous les gestes que vous posez pour la conservation des eaux en mémoire de mon amie Angéline. 

4 Comments

  1. Louise sur juillet 26, 2015 à 8:13

    Bonjour Aline,

    Merci pour ce beau courriel sur la compassion. Pas plus tard qu’hier, je lisais le livre Guérir de David Servain-Schreiber. Il écrivait sur l’Elfe et voilà que tu en parles à ton tour. Ton courriel m’a incité a écrire immédiatement la définition d’Elfe. Je me proposais de le faire à la fin de la lecture du livre mais maintenant est mieux que plus tard. Je te remercie de proposer un tel outil lequel sera mis en pratique dès aujourd’hui. Ce qui m’aidera à désarmorcer une situation tendue qui perdure entre mon conjoint et moi. Merci Aline

  2. Diane Couture sur juillet 26, 2015 à 9:39

    Nous avons tous quelqu’un près de nous qui a besoin de compassion et d’un peu d’amour pour faire un pas dans la bonne direction. Merci Aline, de mettre sur papier les mots que je peux partager et les outils précieux pour les accompagner.

  3. Jocelyne MARCOUX sur janvier 15, 2016 à 4:20

    Merci 💐Aline
    Ce texte sur la compassion me rejoint beaucoup. Le lire me confirme 😍

    • Aline sur janvier 16, 2016 à 3:17

      Je rêve d’un monde vraiment compatissant. Merci d’en faire partie Jocelyne!

      Aline

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